Elles regroupent les tendinites autour du coude avec les épitrochléites (côté médial) et l'épicondylite (côté latéral). Cette dernière est la plus fréquente.
Comme beaucoup de tendinites, cette maladie est souvent la conséquence d'une augmentation récente de sollicitation de la main (jardinage, bricolage, manœuvres répétitives professionnelles ou domestiques, changement de poste de travail...) ou d'une mauvaise posture lors de mouvements inhabituels (sport, musculation, instrument de musique...).
Le vieillissement tendineux avec l'âge peut favoriser l'apparition de ces tendinites. Parfois un facteur déclenchant précis peut être retrouvé (mouvement brusque, choc direct, ou mouvement brutalement interrompu,...). La répétition prolongée des mêmes gestes professionnels ou domestiques peut entraîner une épicondylite par « usure » microtraumatique.
Il est plus adapté de parler d'épicondylalgie, car il s'agit plus volontiers d'une dégénérescence tendineuse, et l'inflammation locale peut entraîner la compression d'une branche nerveuse (nerf radial) passant au contact des tendons atteints.
Des douleurs localisées au bord latéral du coude apparaissent, surtout lors des manœuvres en force. La traction sur les tendons et la palpation des zones douloureuses lors de l'examen clinique associés à un traumatisme ou au contexte gestuel permettent de faire le diagnostic.
Un examen d'imagerie est parfois demandé par votre médecin ou votre chirurgien lorsque le tableau clinique le nécessite, mais le diagnostic est dans l'immense majorité des cas uniquement clinique.
L'échographie et l'IRM peuvent retrouver une déchirure du tendon, qui ne traduit que l'ancienneté de l'épicondylite et la dégénérescence tendineuse, mais n'est pas le signe d'une urgence quelconque.
Libération du nerf radial et allongement tendineux
Technique chirurgicale d'allongement tendineux
Au début l'atteinte est aiguë et peut parfois rapidement être corrigée si l'activité causale est interrompue. Lorsque la maladie s'installe, elle devient chronique et son traitement est plus long et difficile.
La modification de la gestuelle responsable de la tendinite est INDISPENSABLE pour espérer une guérison, et surtout l'absence de récidive de la maladie.
Ceci passe par limitation des activités douloureuses le temps nécessaire au rétablissement complet, puis l'encadrement par un professionnel lors de la reprise de l'activité causale (sport, musique, poste de travail...) pour corriger les mauvaises postures.
Lorsque la maladie résiste à ce traitement médical, ou qu'elle est présente depuis de longs mois, une chirurgie est requise.
Elle consiste à allonger les tendons responsables pour diminuer la traction sur leurs insertions douloureuses. Lorsque le nerf radial est comprimé, sa libération est réalisée dans le même temps.
C'est une intervention courante, de courte durée, réalisée le plus souvent sous anesthésie loco-régionale, en hospitalisation ambulatoire.
La chirurgie vise à l'allongement des tendons responsables pour réduire la tension sur ceux-ci, et la libération du nerf radial si les symptômes évoquent cette compression associée.
Deux semaines de cicatrisation sont nécessaires, avec un petit pansement. Pendant 1 mois, il n'est pas recommandé de porter des charges, sous peine de risque de récidive de la tendinite. Une attelle est parfois recommandée pour mettre au repos le poignet après l'intervention.
La disparition des douleurs est très variable en vitesse et en intensité, l'existence d'une atteinte chronique ancienne pouvant ralentir la guérison.
Il s'agit plus souvent d'une amélioration des douleurs et donc de la gêne, plutôt que d'une guérison complète.
Bien évidemment la modification de la gestuelle responsable de la tendinite est INDISPENSABLE pour espérer une guérison, et surtout l'absence de récidive de la maladie.
Non bien sûr. Bien qu'étant une procédure codifiée, courante et maîtrisée, le risque existe, comme pour toute chirurgie, même si les complications sont rares.
On retrouve principalement et même si toutes les précautions sont prises :
Il existe également le risque que le traitement chirurgical n'aboutisse pas au soulagement des douleurs car la maladie est la conséquence de nombreux facteurs.
Le risque est la poursuite de la maladie et des douleurs avec une gêne croissante pour des activités de plus en plus légères.
La chronicisation de la tendinite rend la récupération plus difficile et plus souvent encore incomplète.
Consultez nos spécialistes pour un diagnostic précis et un traitement adapté.
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